Sylvain, expatrié au Qatar: « Des conditions de vie en or sous le soleil »

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28/04 – 12h10

 TÉMOIGNAGE – À 32 ans, Sylvain Mentora est expatrié depuis deux ans au Qatar, où il est manager dans une entreprise de construction. Il nous ouvre les portes de cette aventure au pays de l’Or noir, dont les conditions salariales et les opportunités d’évolution professionnelles exceptionnelles font rêver des milliers de Français.

 

Une économie friande de main d’œuvre étrangère

Dans un marché du travail désormais résolument mondial, les pays du Golfe ont le vent en poupe, et le Qatar tout particulièrement. Dans ce pays en plein essor, le besoin en salariés ne se tarit pas, notamment dans le secteur du BTP. C’est ce qu’a bien compris Sylvain, qui n’a pas hésité à sauter le pas après quelques années d’exercice en France. « Titulaire d’un simple DUT en génie civil, je végétais un peu en France, où l’on me reprochait souvent mon absence de diplôme d’ingénieur », raconte-t-il. « J’ai été attiré par la multitude et par le côté pharaonique des constructions lancées dans ce pays, et aussi par l’accent mis sur la motivation des candidats plutôt que sur leur diplôme ».

Ainsi, Sylvain postule via l’application Monstergulf. Il décroche un entretien en anglais via Skypedans la semaine. « Deux jours après, j’étais embauché, à un salaire presque deux fois supérieur à ce que je touchais en France, pour des missions plus importantes et avec des possibilités d’évolutionsans commune mesure », apprécie le jeune homme. Après avoir participé au chantier de construction d’un immense mall (centre commercial) en périphérie de Doha, Sylvain est actuellement en charge d’une partie d’un important complexe immobilier dans la capitale, où les gratte-ciels poussent comme des petits pains.

 

Négocier un contrat en béton

En sus de ses excellentes conditions salariales, Sylvain bénéficie d’un logement gratuit, d’une couverture maladie financée par l’entreprise, laquelle finance aussi l’école française de ses deux enfants, de quatre semaines de congés payés et d’un aller-retour annuel en France pour toute la famille. Et s’il quitte son job, son entreprise lui devra un mois de salaire par année travaillée, même si ce départ est de son fait. Des termes fréquents parmi les expatriés – les contrats locaux sont généralement moins avantageux – mais qu’il a négociés et vérifiés un à un avant de se lancer.

« Mon contrat de travail a été rédigé en anglais et en arabe. En cas de litige, il faut savoir que c’est la version arabe qui fait foi. J’en ai donc demandé une copie dans cette langue, que j’ai fait vérifier par un collègue arabophone, pour vérifier si tout y était conforme à ce que j’avais demandé », précise-t-il. Le jeune homme souffle aussi son astuce pour avoir décroché si vite un entretien. « Toujours aidé par le même ami, j’avais posté un CV en anglais et en arabe. Ce qui constitue un gros plus pour les recruteurs locaux, même si je n’en parlais pas encore un mot. »

Visa et garantie: deux formalités incontournables

« Comme dans la plupart des pays du Golfe, le Qatar exige que l’entreprise qui vous embauche se porte garante de votre bonne conduite et de votre assimilation des règles locales, devenant ainsi votre sponsor », poursuit Sylvain. Son autorisation, appelée exit permit, sera également nécessaire sitôt que vous devez quitter le pays, pour un voyage d’affaires comme pour des vacances, ou dans le cas d’une sortie définitive du pays ».

Autres éléments indispensables: le visa et/ou le permis de travail. « Si trouver un emploi au Qatar ne donne pas forcément le droit à l’obtention de ce permis de travail, son obtention ne cause généralement pas de souci si votre casier judiciaire est vierge », pointe Sylvain. Lequel a dû enfin, comme tous les expatriés, se plier à une visite médicale de routine avant de poser le pied sur le sol qatari.

 

Des conditions de vie au rythme des bédouins

Comme tous les travailleurs qataris, Sylvain débute sa journée plus tôt qu’en France, entre 7 et 8 heures du matin, mais il est en général libre dès 15 heures l’après-midi, et encore plus tôt lors du mois de Ramadan. « Ces horaires sont adaptés à la chaleur écrasante de cet Etat planté au cœur du désert, et sont parfaits pour entamer une seconde partie de journée consacrée au repos ou aux loisirs, seul ou en famille », apprécie-t-il. Balades en 4×4, parcs d’attraction, shopping dans les centres commerciaux et même piste de ski sous bulle: les idées ne manquent pas pour profiter de la vie au Qatar.

Par Catherine Piraud-Rouet

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