Travailleurs immigrés : évolutions du marché du travail qatari

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Extraits du discours de S. E. Dr. Abdallah bin Salih Al-Khelaifi, ministre qatari du travail et des affaires sociales, le 16 mars 2015

• Nous croyons fermement que ceux qui nous aident à construire nos villes, nos routes, nos aéroports et nos stades méritent un salaire juste, un traitement humain et une protection contre l’exploitation.

• Le défi auquel nous devons faire face est énorme : nous avons plus d’1.5 million de travailleurs étrangers. Leur nombre dépasse celui des locaux. Pouvons-nous relever ce défi ? Oui nous le pouvons.

• Les dernières modifications apportées aux lois du travail instaurent la régularisation des salaires selon les engagements contractuels des employeurs. D’autres modifications en cours mettront fin à la confiscation des passeports.

• Offrir un logement à 1.5 million de travailleurs pour un pays aussi petit que le nôtre est une mission très complexe. Nous n’épargnons aucun effort pour garantir des conditions de vie convenables à ceux qui travaillent dans notre pays.

• Le gouvernement qatari et les entreprises travaillant au Qatar coopèrent en vue de construire, selon les normes internationales les plus développées, de nouveaux lieux de résidence afin d’y accueillir 150000 immigrants travaillant dans les chantiers du Mondial et autres projets d’infrastructures.

• Nous avons adopté de nouvelles normes qui exigent l’augmentation de 50% de la superficie réservée à chaque lit dans les lieux de résidence des travailleurs.

• Nous avons conscience que les nouvelles lois qui protègent les travailleurs ne seront efficaces que si elles sont correctement appliquées.

• Le ministère du travail et des affaires sociales a mis en place des appareils électroniques, ressemblant à des distributeurs automatiques, qui permettent aux travailleurs de déposer leurs plaintes dans leurs langues nationales.

• Nous avons gracieusement mis à la disposition des travailleurs des interprètes maîtrisant les langues de la majorité d’entre eux. Nous avons aussi édités et distribués des petits guides, traduits dans plusieurs langues, destinés aux travailleurs et aux ambassades de leurs pays d’origine.

• Il est clair que le système traditionnel de sponsoring « Kafala » ne convient pas au Qatar moderne que nous sommes résolus à ériger.

• La procédure de l’autorisation de sortie par l’employeur est en cours d’être annulée et remplacée par une demande d’autorisation en ligne, qui permet d’obtenir le visa de sortie dans 72 heures.

• Nous travaillons actuellement avec les entreprises privées et les ONG pour développer des contrats de travail modernes.

• La majorité des problèmes dont souffrent les travailleurs immigrants commence dans leurs pays d’origine où les agences d’embauche leur proposent de faux contrats et leur imposent des frais d’inscription exorbitants.

• Le Qatar pénalise fermement ces frais illégaux, mais il nous est très difficile de contrecarrer des infractions qui ont lieu en dehors de nos frontières.